La fusion nucléaire : nouvelle source d’énergie

La production d’électricité est au centre de l’actualité, par rapport à la raréfaction des énergies fossiles ou au réchauffement climatique. Si le nucléaire traditionnel amène des polémiques en raison du danger que cela représente, une technologie différente focalise aujourd’hui l’attention : la fusion nucléaire.

 

Le principe de la fusion nucléaire

 

Dans l’énergie nucléaire classique, une réaction en chaîne est créée dans les réacteurs pour provoquer le phénomène de fission. Cela consiste à casser des noyaux d’uranium en noyaux plus petits, pour produire de l’énergie (de la vapeur) qui fait fonctionner des turbines.

La fusion, c’est l’inverse : des petits atomes fusionnent pour former un atome plus gros, comme deux gouttes d’eau pour en former une plus grosse. Un atome de deutérium fusionnera ainsi avec un atome de tritium, pour donner un atome d’hélium et un électron. Cela produit de l’énergie. C’est d’ailleurs ce phénomène que l’on observe au niveau des étoiles.

 

Des promesses pour l’avenir

 

La fusion nucléaire offre de nombreuses perspectives à terme, et de nombreux avantages :

– C’est une énergie propre (comme la fission), sans émission de gaz à effet de serre

– Contrairement à la fission, il n’y a aucun danger d’emballement ; les atomes sont injectés progressivement dans le réacteur pour maintenir la température voulue : il suffit d’arrêter d’en injecter pour que la réaction s’arrête

– La problématique de stocker des déchets radioactifs disparait : dans l’exemple cité (deutérium et tritium), la réaction produit juste un atome d’hélium, et la radioactivité est confinée à l’intérieur du réacteur

– Les ressources sont quasi infinies : on trouve le deutérium dans l’eau de mer, et le tritium peut être produit simplement par réaction du lithium face au flux de neutrons directement sur la paroi du réacteur

– L’énergie produite par la fusion nucléaire est très supérieure à celle produite par la fission

 

Encore quelques freins à lever

 

Historiquement, quand les ingénieurs ont mis en place l’énergie nucléaire, la fusion a été étudiée en même temps que la fission. Si cette dernière a finalement été mise en avant, c’est parce que sa mise en œuvre est beaucoup plus facile. C’est pourquoi il n’existe aujourd’hui aucun réacteur à fusion.

Les seules infrastructures sont soit des structures expérimentales, soit des structures dont l’unique objectif est scientifique.

La communauté internationale (notamment le projet ITER) a pour objectif de faire disparaitre les obstacles, pour que l’énergie issue de la fusion nucléaire soit considérée comme une révolution dans la production d’électricité, sans danger, et de façon durable.