La pollution de l’air en France

La pollution de l’air en France

De par la cohorte de problèmes sur la santé humaine qu’elle génère, la question de la pollution de l’air est devenue depuis quelques décennies un enjeu politique majeur autant en France que dans le reste du monde. Quelles sont exactement les causes de ce phénomène ? Quelles évolutions la France a-t-elle connues sur cette question par rapport au reste des pays dans le monde ces dernières années ? Bilan.

Les principales causes de la pollution de l’air en France

 

Comme partout ailleurs dans le reste du monde, les principales causes de la pollution de l’air en France proviennent du rejet dans l’atmosphère de polluants divers composés de gaz et de particules issus pour la plupart des activités humaines (transport, industrie, agriculture etc.) mais pas seulement. En effet, le phénomène peut également dériver d’activités naturelles telles les éruptions volcaniques, le

s tempêtes de sable, ou encore les feux de forêts lorsque celles-ci n’ont pas été provoquées par l’Homme. Pour ce qui est de l’Hexagone, si l’on se fie aux statistiques officielles établies par les organismes gouvernementaux chargés de la surveillance de la qualité de l’air (cf. par exemple : www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr), globalement la situation a commencé à s’améliorer sur les 15 dernières années. En effet, d’après les études menées par ces institutions, les émissions « anthropiques », c’est-à-dire celles provoquées par l’Homme, ont globalement diminué même si des disparités sont à noter par rapport aux types de polluants. Ainsi, si l’on prend en considération par exemple les contaminations dues au rejet dans l’atmosphère de dioxyde de soufre (SO2), sur la période 2004 à 2015, les statistiques ont dénoté une baisse significative de l’ordre de 74%. Même constat pour les rejets d’oxydes (NO) et de dioxydes d’azote (NO2) puisque les statistiques font état d’une diminution significative de 47 à 37% sur la même période. Malgré ces avancées, la situation n’est pas pour autant toute rose puisque malheureusement, selon l’agence nationale de santé publique, la pollution de l’air reste encore la cause de près de 48 000 décès chaque année en France.

Qu’en est-il dans le reste du globe ?

 

Ailleurs dans le reste du monde, le bilan est tout aussi contrasté. Ainsi, si la plupart des pays développés connaissent comme en France les mêmes problèmes majeurs de contamination, les pays en voie de développement ne sont pas non plus en reste. Ainsi, par exemple en est-il pour un grand nombre de pays du continent africain où l’on peut relever que annuellement les concentrations de particules nocives peuvent grimper jusqu’à 70 PM. Mais le pays qui détient le record en matière de contamination atmosphérique reste la Chine. En effet, dans cette partie du monde, les émissions de dioxyde de carbone atteignaient déjà par exemple plus de 5 milliards de tonne en 2004. Ces statistiques vertigineuses ont ainsi été la cause de près de 358 00

0 décès dans le pays la même année. Au-delà des problèmes de santé, cette pollution à grande échelle est également à l’origine de phénomène de sécheresse de grande ampleur ainsi que de pluies acides aux conséquences ravageuses dans les grandes villes comme Pékin. L’Inde, l’autre géant du continent asiatique, emboîte également le pas de sa voisine chinoise dans cette course aux statistiques effrayantes. En effet, selon l’organisme de surveillance de la qualité de l’air indien (le Central Pollution Board), en 2013, New Delhi, la capitale, affichait une atmosphère polluée à 153 µgm-3 par des particules de 2,5µm, celles qui sont catégorisées parmi les plus dangereuses pour la santé. (source : https://www.les-crises.fr/la-pollution-de-lair-dans-le-monde/)

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